De la toison à l’objet

Ici commence la laine

Il existe un grand nombre de races de moutons, autour de moi, Suffolk, Noir du velay, Ouessant… et d’autres souvent croisées chez des particuliers pour de l’écopaturage.

Les toisons, lors de la tonte, sont souvent brûlées, j’ai eu envie d’utiliser ces toisons dont ils ne se servaient pas et de voir ce que je pouvais en faire. Je me suis documentée, auprès de fileuses, sur internet, dans des livres… et depuis trois ans je me suis lancée avec les toisons récupérées ici ou là. On m’amène des toisons à l’atelier, il y a de bonnes et de moins bonnes surprises. certaines finissent dans le jardin car les fibres sont trop courtes ou trop sales. Peu importe, je prend avec plaisir, car parfois c’est un énorme nuage de douceur qui en ressort.

La tonte, le tri

Un tri bien utile ici, les moutons sont principalement dans les marais et leurs toisons ne sont pas d’une propreté impeccable. Pour trier, je commence par étendre sur un grillage que j’ai encadré – ce qui me sert de table à tri – les toisons des moutons fraîchement tondus. Après en avoir repéré les différentes parties, les épaules, les flancs, les cuisses, le tri consiste à ôter les fibres trop courtes, trop grossières et/ou souillées ainsi que les débris végétaux.

Le lavage

Généralement par temps chaud, c’est plus agréable. Je prépare mes bacs avec l’eau de pluie récoltée les semaines précédentes. Au début j’ai souvent lavé à l’eau froide, mais il me restait toujours trop de mèches encore sâles, et grasses. Maintenant je chauffe mon eau de pluie à 60° avec quelques copeaux de savon de marseille et de fiel de boeuf. Je fais tremper mes toisons dans ce premier bain sans remuer pendant 15 minutes, puis j’essore avec une vieille essoreuse de camping, je fais sécher un peu afin que ma laine soit à température extérieure et je rince dans les bacs d’eau froide, là je peux remuer sans problème, je fais deux ou trois rinçages, puis essorage et séchage à l’air libre. un vrai plaisir pour mon chat Darwin qui adore se rouler dedans.

Le Cardage

Les toisons ont été lavées, séchées, il faut maintenant les discipliner. C’est le cardage. Une étape importante qui est propre à la laine. c’est comme si vous lui passiez votre brosse à cheveux. Il y a différents outils pour se faire.

Les cardes à main

Les cardes à main sont comme des brosses avec des piquots en fer positionnés sur un caoutchouc appelé tapis et fixé sur le bois. Elles s’utilisent par paire pour préparer les fibres ou faire des mélanges de fibres et de couleurs.

La cardeuse a rouleaux

Une version plus perfectionnée des cardes à main, actionnée à l’aide d’une manivelle, et qui donne un ruban fil de laine cardée.

La cardeuse se fixe sur une table. Une cardeuse à rouleau se compose toujours d’une manivelle et de deux rouleaux, un gros et un petit, garnis d’aiguilles à bout arrondi (on ne peut pas se faire mal avec les aiguilles d’une cardeuse). La manivelle entraine les deux rouleaux, permettant à la fibre de venir s’enrouler sur le plus gros.

Outil idéal pour mélanger couleurs et matières, aussi bien que pour préparer de la toison brute avant de la filer ou de la feutrer.

FILER OU FEUTRER…

La laine est prête pour être filée ou feutrée, selon le projet en devenir… allons voir ce que nous avons transformé. 

“Le moment que j’adore, c’est celui où je découvre une toison toute douce, des fibres bouclées et longues, ou bien une couleur que je n’ai pas encore…”

Pour venir me voir

Je fais des visites de mon atelier, il est situé en Charente Maritime à Saint Dizant du Gua. Les visites sont uniquement sur rendez-vous, appelez-moi ou envoyez un mail. 

Contact

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mathilde.mesnier@gmail.com